INSTITUT DE RADIOTHÉRAPIE ET DE RADIOCHIRURGIE

H. HARTMANN

1 février 2024

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Radiothérapie de rattrapage après échec de la prostatectomie

Catégorie(s) : cancer de la prostate
La radiothérapie de rattrapage après échec de la prostatectomie
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Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus répandu en France. Il fait partie des pathologies cancéreuses dites à bon pronostic, pour lesquelles il existe différents traitements.

Dans la plupart des cas, le traitement de première intention est la prostatectomie, ablation chirurgicale radicale de l’organe prostatique.

En cas d’échec de la prostatectomie, c’est-à-dire lorsque l’on décèle toujours des traces de la présence du cancer après l’ablation de la prostate, la radiothérapie devient couramment la seconde option curative envisageable. On parle alors de radiothérapie de rattrapage.

 

Cancer de la prostate et prostatectomie

prostate

source: https://www.scientificanimations.com/wiki-images/

Le cancer de la prostate est une tumeur cancéreuse qui prolifère à partir des cellules de l’organe prostatique, composante du tractus reproducteur masculin. Aussi, ce cancer ne concerne que les hommes, et se rencontre habituellement chez les patients âgés.

Comme tous les cancers, les tumeurs de la prostate sont des maladies évolutives, dont le développement débute par l’apparition d’une petite tumeur localisée.

En l’absence de prise en charge adaptée et précoce, les cellules tumorales finissent ensuite par s’infiltrer aux tissus alentour, puis par voyager dans tout l’organisme pour coloniser des organes distants (métastases). C’est rarement le cas du cancer de la prostate, dont l’évolution est lente.

Dans la plupart des cas, le cancer la prostate est diagnostiqué à un stade précoce de son évolution, alors qu’il s’agit encore d’une petite masse localisée qui n’a pas eu le temps de se développer hors de son site primitif.

La stratégie thérapeutique privilégiée repose alors sur une prise en charge du cancer de la prostate de manière locale, qui consiste à ne traiter que la zone de l’organisme atteinte par la tumeur, à savoir la prostate.

La prostatectomie, ablation chirurgicale de la prostate, permet ainsi de retirer la tumeur cancéreuse et une marge de tissus sains autour de celle-ci, afin de réduire les risques de récidive.

 

Radiothérapie et cancer de la prostate : Taux de récidive après prostatectomie

La radiothérapie est un traitement qui consiste à irradier les cellules cancéreuses à l’aide de rayons ionisants afin d’altérer leur ADN pour les détruire et/ou les empêcher de se multiplier.

Dans la prise en charge de certaines des maladies cancéreuses, la radiothérapie peut être administrée à titre de traitement adjuvant, c’est-à-dire complémentaire à la chirurgie et à la chimiothérapie.

Elle permet alors d’éliminer les cellules cancéreuses qui ont pu demeurer dans l’organisme à la suite de la chirurgie afin d’éviter qu’elles ne continuent à se multiplier et ne provoquent de récidive (réapparition de la maladie).

Dans le cas particulier du cancer de la prostate, le risque de récidive est habituellement faible. La prostatectomie est alors efficace et suffisante pour obtenir une guérison à long terme, voire définitive.

La radiothérapie est également une arme thérapeutique aussi efficace pour traiter les cancers de prostates sans avoir recours à la chirurgie.

La radiothérapie adjuvante est souvent exclue du protocole traitement, car présumée présenter plus d’inconvénients (effets secondaires) que de bénéfices pour la guérison et la qualité de vie du patient à long terme. Elle peut toutefois être administrée aux patients présentant de hauts risques de récidive.

Afin d’optimiser le rapport bénéfices/risques de la radiothérapie, il est plus commun d’attendre d’observer les indices tangibles d’une récidive pour pratiquer un traitement de radiothérapie. C’est la procédure de radiothérapie de rattrapage.

 

La radiothérapie après la prostatectomie

radiothérapie cancer prostate

Après une prostatectomie, chaque patient bénéficie d’un protocole de surveillance adapté au cas par cas. Ce dernier consiste à surveiller l’apparition de possibles signes de récidive de la maladie.

Taux de PSA après prostatectomie

Un des outils fondamentaux de la surveillance est la mesure du taux de PSA (antigène prostatique spécifique), une protéine fabriquée par les cellules de la prostate, saines comme cancéreuses.

L’augmentation, ou l’absence de diminution, du taux de PSA après une prostatectomie signifie qu’il demeure encore des cellules prostatiques générant cette protéine dans l’organisme ou que de nouvelles cellules prostatiques sont apparues, ce qui oriente vers une récidive du cancer.

En cas de hausse du taux de PSA après une prostatectomie, une radiothérapie de rattrapage est couramment envisagée pour éliminer ces cellules.

Lorsque le seul signe de récidive est une variation du taux de PSA, et que les cellules cancéreuses demeurent trop petites et/ou dispersées pour être localisées, le choix du site à irradier se fait en fonction de facteurs prédictifs de récidive locale.

L’équipe médicale tient compte du type de variation du taux de PSA observé, du délai d’apparition de la récidive, de la nature, du grade et du stade de la tumeur cancéreuse ôtée lors de la prostatectomie pour établir une stratégie de traitement.

Habituellement, la radiothérapie de rattrapage est dirigée vers le lit opératoire, à savoir la zone de l’organisme d’où a été retirée la tumeur cancéreuse. Dans certains cas, les ganglions lymphatiques proches du lit opératoire sont également irradiés.

Dans les situations à haut risque d’évolutivité, une hormonothérapie peut être administré de façon concomitante à la radiothérapie, habituellement pour une durée de 6 mois.

Radiothérapie Hartmann

L’Institut de Radiothérapie et Radiochirurgie H. Hartmann est rattaché au groupe SENY, filiale d’ELSAN, qui développe et gère des établissements de diagnostic et des centres de traitement du cancer. Titulaire d’une autorisation délivrée par l’Agence Régionale de Santé, nous répondons à l’ensemble des critères de fonctionnement édictés par l’Institut National du Cancer (INCa).

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