INSTITUT DE RADIOTHÉRAPIE ET DE RADIOCHIRURGIE

H. HARTMANN

4 juillet 2023

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Cancer ovarien : symptômes et traitements

Catégorie(s) : cancer de l'ovaire
Le cancer de l’ovaire points clés
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Le cancer de l’ovaire est une tumeur de l’appareil reproducteur féminin qui concerne environ 5 000 femmes par an en France.

Bien que son pronostic demeure délicat lorsqu’il est diagnostiqué à un stade avancé de son évolution, son incidence et sa mortalité sont en baisse constante depuis 1990 grâce aux progrès de la médecine.

La mise au point de nouveaux traitements, et notamment des thérapies ciblées, apporte de nouvelles alternatives thérapeutiques prometteuses qui pourraient modifier significativement l’avenir de sa prise en charge.

CANCER OVAIRE

 

Facteurs de risque du cancer de l’ovaire

 

Il existe différents facteurs de risque augmentant les probabilités de souffrir d’un cancer de l’ovaire un jour. Parmi eux, on retrouve notamment la génétique et l’âge.

Ainsi, on estime que 10 à 15 % des cancers de l’ovaire sont corrélés à une mutation génétique, affectant le plus souvent les gènes BRCA1 ou BRAC2 (aussi impliqués dans la survenue du cancer du sein).

Outre l’hérédité, l’âge est un facteur de risque majeur, puisque la plupart des cancers de l’ovaire surviennent après 65 ans.

Enfin, des premières règles précoces (avant 12 ans), une ménopause tardive (après 52 ans) et/ou l’absence de grossesse avant 30 ans sont également des facteurs de risque.

Certaines maladies concomitantes, comme l’endométriose, peuvent également augmenter les risques de survenue du cancer de l’ovaire.

 

Consultez également notre article sur le cancer du col de l’utérus

 

Symptômes du cancer ovarien

 

symptome cancer ovaire douleur abdomen

Les symptômes du cancer de l’ovaire sont peu spécifiques et apparaissent souvent tardivement. De fait, la plupart des cancers de l’ovaire sont diagnostiqués alors qu’ils se trouvent déjà au stade III (sur IV) de leur évolution.

Parmi les signes cliniques pouvant évoquer une tumeur ovarienne, on retrouve des douleurs abdominales et/ou pelviennes, des ballonnements, des troubles digestifs, la présence d’une masse ou d’un gonflement de l’abdomen, ainsi que des saignements et/ou pertes vaginales anormales.

Lorsque la maladie se trouve à un stade avancé de son évolution, des symptômes généraux comme une perte d’appétit, une perte de poids ou une fatigue inhabituelle peuvent apparaître.

 

Diagnostic du cancer de l’ovaire

scanner examen clinique localiser tumeur

Le diagnostic du cancer de l’ovaire repose sur différents examens visant tant à déceler la maladie qu’à collecter toutes les informations utiles à sa bonne prise en charge.

La procédure débute habituellement par un examen clinique au cours duquel le médecin questionne la patiente sur ses symptômes et ses antécédents médicaux et familiaux, puis examine visuellement et à la palpation son abdomen à la recherche d’une masse anormale.

Des examens d’imagerie médicaux (échographie, I.R.M. et/ou scanner) complètent l’examen clinique pour localiser la tumeur, évaluer son volume et sa forme, et déterminer son étendue (bilan d’extension).

Lorsque les différents examens de diagnostic permettent de localiser une tumeur ovarienne, une biopsie est pratiquée pour en prélever quelques fragments. L’analyse de ces fragments en laboratoire (examen anatomopathologique) est le seul moyen de déterminer si la tumeur est cancéreuse.

 

Traitements du cancer de l’ovaire

Le protocole de traitement de chaque cancer et de chaque patiente est élaboré au cas par cas par une équipe médicale pluridisciplinaire.

 

Les différentes thérapies de la prise en charge du cancer de l’ovaire

Différentes thérapies peuvent être mobilisées comme traitement du cancer de l’ovaire. Le choix des thérapies adaptées dépend à la fois du type de tumeur (grade, stade d’évolution, etc.) et du profil de chaque patiente (comorbidité, éligibilité aux traitements, etc.), ainsi que de ses volontés propres.

Dans la plupart des cas, la chirurgie constitue le traitement de référence. Elle permet d’ôter la tumeur cancéreuse ainsi, généralement, que l’appareil reproducteur au complet (ovaires, trompes de Fallope et utérus) et, dans certains cas, les tissus alentour (paramètres, ligaments, etc.) pour réduire les risques de récidive.

En fonction du degré de risque de récidive, une chimiothérapie peut intervenir en complément de la chirurgie (traitement adjuvant). Ce traitement systémique peut éliminer les cellules cancéreuses n’importe où dans l’organisme, y compris celles qui n’ont pas pu être ôtées chirurgicalement.

Les dernières avancées de la médecine ont également permis de développer de nouvelles alternatives thérapeutiques très prometteuses, dont les thérapies ciblées ou l’immunothérapie, parfois indiquées dans le cadre d’essais cliniques pour traiter les cancers de l’ovaire de stade avancé.

 

Place de la radiothérapie dans la prise en charge du cancer de l’ovaire

La radiothérapie curative intervient rarement dans la prise en charge du cancer de l’ovaire. En effet, la localisation des ovaires dans l’abdomen est sensible, et la radiothérapie pourrait provoquer des effets secondaires lourds et irréversibles.

Elle peut toutefois être indiquée pour soigner les patientes qui ne sont pas éligibles à la chimiothérapie, ainsi que pour traiter de petites tumeurs métastatiques dans une optique palliative.

 

Cancer de l’ovaire et espérance de vie

L’espérance de vie du cancer de l’ovaire peut grandement varier d’une patiente à une autre en fonction de multiples facteurs, dont le stade, le grade, les marqueurs spécifiques et la réponse aux traitements de son cancer.

L’état de santé général de la patiente (âge, comorbidités, etc.) joue également un rôle crucial sur son espérance de vie, notamment en conditionnant son éligibilité à certains traitements.

De manière générale, sans tenir compte de tous les facteurs énumérés ci-dessus, le taux de survie à 5 ans du cancer de l’ovaire est de 94% pour les tumeurs de stade précoce, et de 17% pour les cancers les plus avancés.

Ces données ne reflètent que les observations d’une tendance de groupe et ne peuvent pas s’appliquer à une patiente en particulier.

 

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Dr Scher Nathaniel

Dr Nathaniel SCHER est spécialisé en oncologie et radiothérapie, il est attaché de recherche au sein de l’institut de radiothérapie Hartmann depuis 2017 ou il coordonne plusieurs projets de recherche clinique.

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