Les séances de radiothérapie peuvent avoir des conséquences sur les zones irradiées. Elles peuvent survenir durant les séances, à la fin du traitement, voire plusieurs mois ou années après la fin des traitements du cancer. On parle d’effets secondaires précoces et tardifs. Voici les principaux effets néfastes possibles, en fonction de la zone irradiée.
L’irradiation est focalisée sur une zone particulière du corps humain, là où se situe la tumeur. Si les rayons agissent sur les cellules cancéreuses, ils endommagent également les tissus sains qui se trouvent à proximité. En fonction de la zone irradiée et de la tolérance à la radiothérapie, les tissus et cellules saines du corps peuvent présenter des effets indésirables face à une irradiation. Contrairement aux cellules tumorales, les cellules saines endommagées se renouvellent. Le temps nécessaire pour cette régénération varie d’un individu à l’autre, en fonction du type de radiothérapie, de la zone traitée, des doses d’irradiation administrées et de l’état de santé général du patient.
La majorité de ces effets survient pendant le traitement de radiothérapie ou quelques jours ou semaines après la fin du traitement. Il s’agit alors d’effets secondaires précoces. Ils disparaissent généralement après quelques jours ou semaines. Toutefois, certains effets secondaires apparaissent plusieurs mois ou années après le traitement de radiothérapie : on parle d’effets secondaires tardifs. Si la grande majorité des tissus touchés parvient à se « réparer », il arrive que certains effets secondaires durent plus longtemps.
Les effets secondaires les plus fréquents sont :
Une tumeur dans le cerveau est généralement traitée par radiochirurgie stéréotaxique qui implique une forte dose de rayons dirigée dans une zone restreinte du cerveau. Les effets secondaires varient en fonction de la localisation exacte. Ce type d’irradiation peut néanmoins provoquer des effets secondaires à long terme.
Les effets secondaires les plus fréquents d’une radiothérapie du cerveau sont :
La radiothérapie des tumeurs ORL peut impacter les muqueuses qui tapissent les voies aérodigestives supérieures.
Les effets secondaires de la radiothérapie de la tête et du cou les plus courants peuvent se manifester par :
L’irradiation pour une tumeur du poumon, une tumeur de l’œsophage, un cancer du sein, ou une tumeur de la moelle épinière est généralement focalisée sur la région thoracique. Lorsque celle-ci concerne la partie haute du thorax, elle peut entraîner une irritation de l’œsophage et de la gorge.
Les effets secondaires d’une radiothérapie du thorax peuvent impliquer :
La radiothérapie de l’abdomen peut provoquer une irritation de l’œsophage ou de l’estomac (lorsqu’elle concerne la partie supérieure de la région abdominale) ou de l’intestin grêle et du gros intestin (lorsqu’elle concerne la partie inférieure de la région abdominale).
Les autres effets secondaires possibles d’une radiothérapie de l’abdomen sont :
L’irradiation de la région pelvienne peut provoquer une entérite et des troubles digestifs. Elle peut aussi affecter la vessie ou les organes génitaux.
Les effets secondaires d’une radiothérapie pelvienne peuvent se manifester par :
Tous ces effets secondaires aigus qui peuvent survenir durant les traitements sont temporaires. Ils se traitent très bien et disparaissent progressivement, généralement avec la fin des séances.
Pour plus d’informations sur les effets secondaires d’une radiothérapie dans le cadre d’un cancer du sein, nous vous invitons à lire cet article dédié : effets secondaires de la radiothérapie mammaire.
Lorsque les effets secondaires se déclarent bien après les séances de radiothérapie (plusieurs mois voire années après la fin du traitement), on parle d’effets secondaires tardifs. Ils ne sont pas les mêmes selon la zone irradiée et les individus. Ces effets secondaires tardifs sont rares, mais peuvent tout de même apparaître chez certains patients.
Les effets secondaires tardifs peuvent prendre la forme de :
Ces effets secondaires tardifs ne sont toutefois pas systématiques et restent exceptionnels.
Les effets secondaires précoces sont généralement bien contrôlés par des traitements adéquats. Durant vos séances de traitement, ou après la fin de votre radiothérapie, il faut signaler à l’équipe médicale toute apparition de signe clinique inhabituel. Cela permet de traiter le trouble rapidement, d’assurer des séances de traitement plus confortables et une meilleure qualité de vie. En cas de doute, vous pouvez en discuter avec votre médecin radiothérapeute.
Le cancer de l’œsophage désigne une tumeur maligne qui touche les cellules situées dans l’œsophage,…