L’hématurie, présence de sang dans les urines, est souvent le premier symptôme visible des tumeurs de la vessie et du rein. Toutefois, toutes les hématuries ne sont pas corrélées à des pathologies cancéreuses.
S’il convient donc de ne pas s’inquiéter outre mesure, la présence de sang dans les urines doit toutefois motiver à consulter un médecin rapidement afin d’en élucider la cause. De fait, en cas de maladie cancéreuse, un dépistage et un diagnostic précoce permet une prise en charge plus rapide et à un stade peu avancé de la maladie.
L’hématurie correspond à la présence de sang, ou plus précisément d’hématies (globules rouges), dans les urines.
On différencie :
Il convient également de distinguer l’hématurie des « fausses hématuries », d’autres phénomènes colorant les urines, sans que cela soit dû à la présence d’hématies. C’est, par exemple, le cas de la porphyrie, ou tout simplement de la consommation de betteraves.
De nombreux phénomènes peuvent être à l’origine d’une hématurie. En l’espèce, la plupart des maladies du tractus urinaire, bénignes comme plus sévères, sont susceptibles de s’accompagner de sang dans les urines, sans que cela ne soit un facteur de gravité.
Dans les causes les plus fréquentes, il est à retenir :
Par ailleurs, les troubles de la coagulation sanguine et autres maladies du système sanguin peuvent également être à l’origine d’hématuries. Aussi, les cancers de la vessie et du rein ne sont qu’une seule des multiples causes possibles de l’hématurie.
Pour établir un diagnostic, il est donc essentiel de consulter rapidement un médecin (médecin généraliste avant tout, ou urologue) qui prescrira, si nécessaire, des examens complémentaires permettant de rechercher une éventuelle tumeur (echographie, cystoscopie, scanner…).
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Dans une urine normale, la présence de cellules est limitée, comprenant principalement des globules rouges (hématies), des globules blancs (leucocytes), des cellules des parois des canaux urinaires et de la vessie, et chez les hommes, des spermatozoïdes.
En général, les hématies ne dépassent pas 5 000 par millilitre d’urine ; à ce taux, elles ne sont donc pas visibles et les urines sont dites claires, jaunes.
Une concentration élevée de globules rouges, connue sous le terme d’hématurie, confère à l’urine une teinte brun-rouge, hématurie dite alors macroscopique, indiquant un potentiel problème de santé qui nécessite une évaluation clinique.
L’augmentation des hématies dans l’urine peut être déclenchée par diverses pathologies :
Un taux élevé de globules rouges dans l’urine peut souvent être associé à des symptômes de fatigue. Cette fatigue peut résulter de la perte de sang continue, même minime, menant potentiellement à une anémie.
L’anémie se manifeste par une diminution du nombre de globules rouges dans le sang, réduisant ainsi la capacité du sang à transporter l’oxygène. Ce manque d’oxygène peut provoquer une fatigue intense, dyspnée (gêne pour respirer) une faiblesse généralisée et une réduction de l’endurance physique. Il est crucial de consulter un médecin pour identifier la cause de l’hématurie et traiter la source de la fatigue afin de prévenir des complications supplémentaires.
Bien que les causes possibles d’une hématurie soient fort nombreuses, il est impossible d’écarter d’office une pathologie cancéreuse de l’appareil urinaire. En effet, l’hématurie est, entre autres, le premier symptôme des tumeurs de la vessie et du rein.
Les tumeurs de la vessie et du rein sont des masses malignes, c’est-à-dire des amas de cellules cancéreuses proliférant de manière anarchique. Du fait de leur croissance exponentielle, les cellules cancéreuses sont particulièrement gourmandes en nutriments et en oxygène, c’est pourquoi elles sont habituellement très vascularisées de façon anarchique, appelée néo-vascularisation, et donc très propices aux saignements spontanés.
A moindre mesure, les cancers ayant tendance à s’étendre aux tissus alentour, ils sont également susceptibles d’envahir et d’endommager des vaisseaux sanguins plus ou moins importants, un autre facteur de saignement. Ces différents phénomènes pouvant engendrer une hématurie (microscopique ou macroscopique), ils en font un symptôme commun des tumeurs de la vessie et des reins – on la retrouve chez environ 90% des patients.
Cependant, la couleur des urines peut être normale (hématurie microscopique) ou varier du rose clair au brun foncé, en passant par le rouge vif.
De plus, Il n’existe pas de liens entre la couleur des urines, l’abondance de sang et la gravité du cancer : une hématurie prononcée n’est pas nécessairement le symptôme d’un cancer de stade avancé.
Il est hautement recommandé de consulter un médecin dès que vous constatez l’apparition d’une anomalie urinaire, qu’il s’agisse d’une hématurie ou de tout autre trouble. Tous les troubles urinaires ne sont pas synonymes de cancers, mais consulter précocement offre la possibilité d’une prise en charge précoce, ce qui est souvent essentiel dans le pronostic des pathologies cancéreuses.
Il est également important de noter que les cancers peuvent provoquer des hématuries intermittentes, c’est-à-dire qui disparaissent spontanément durant des jours, ou des semaines, avant de réapparaître, cela au rythme de la croissance du cancer. Il demeure donc essentiel de consulter même lorsque l’hématurie semble se résorber d’elle-même, car cela ne signifie pas que la cause du problème est résolue.
D’autres éléments peuvent orienter vers l’origine de l’hématurie en cas de cancer :
À termes, les pathologies cancéreuses peuvent également provoquer des symptômes généraux : fatigue, perte de poids, perte d’appétit, nausées, fièvre, etc.
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