ElsanINSTITUT DE RADIOTHÉRAPIE ET DE RADIOCHIRURGIE H. HARTMANN

H. HARTMANN

17 novembre 2025

RETOUR AUX ACTUALITÉS

Coloscopie et cancer colorectal parcours avant et après radiothérapie

Coloscopie et cancer colorectal parcours avant et après radiothérapie
5/5 - (2 votes)

La coloscopie est réalisée par un gastroentérologue, généralement après une consultation initiale en médecine générale et ou en gastroentérologie. L’Institut de radiothérapie et de radiochirurgie H Hartmann intervient ensuite, quand un cancer colorectal est confirmé ou fortement suspecté. Notre équipe intègre les comptes rendus d’endoscopie et d’anatomopathologie au bilan d’extension, participe à la réunion de concertation pluridisciplinaire, coordonne l’imagerie nécessaire et planifie la radiothérapie lorsqu’elle est indiquée. Nous organisons la suite du parcours thérapeutique en lien étroit avec les services d’endoscopie et de chirurgie du groupe, afin d’assurer des délais maîtrisés et une prise en charge optimale et continue.

Rôle de la coloscopie dans le parcours du cancer colorectal

La coloscopie est l’examen de référence pour voir l’intérieur du côlon et du rectum et pour prélever des fragments de la lésion en vue d’une analyse au microscope. Cette analyse confirme la nature cancéreuse, précise le type histologique et le grade, et peut rechercher des caractéristiques utiles au choix des traitements. L’examen décrit avec précision la localisation de la tumeur, sa taille, son aspect et son retentissement sur le passage des selles. Ces éléments sont indispensables pour préparer l’imagerie, organiser la réunion de concertation et décider de la stratégie qui peut associer chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie.

La coloscopie explore l’ensemble du côlon afin de dépister d’éventuelles lésions associées. Des polypes peuvent être retirés dans le même temps par des techniques endoscopiques adaptées, ce qui réduit le risque d’apparition de nouveaux cancers. Lorsque la lésion doit être opérée, l’endoscopiste peut poser un repère visible en imagerie ou au bloc opératoire pour faciliter la planification de la prise en charge. En cas de rétrécissement important ou d’occlusion, une exploration limitée peut être réalisée pour sécuriser le patient puis complétée secondairement lorsque l’état le permet. Si la coloscopie complète est impossible, une imagerie dédiée peut être proposée pour cartographier les segments non vus.

Le compte rendu endoscopique et le résultat des biopsies sont intégrés au dossier médical et partagés avec l’Institut. Ils guident le choix et l’ordre des traitements, en particulier pour les cancers du rectum où la radiothérapie préopératoire peut améliorer les conditions de la chirurgie et diminuer le risque de récidive locale. Cette coordination étroite entre endoscopie, imagerie et radiothérapie sécurise la décision et limite les délais entre les étapes du parcours.

Avant le traitement place de la coloscopie

En phase initiale, la coloscopie décrit précisément l’emplacement de la tumeur, sa taille et son aspect et permet des biopsies pour confirmer le diagnostic. Elle vérifie aussi l’absence d’autres lésions sur le côlon et, si besoin, retire des polypes associés. À l’Institut de radiothérapie et de radiochirurgie H Hartmann, ces informations sont intégrées au bilan d’extension avec l’imagerie dédiée. Scanner thoraco abdomino pelvien et IRM pelvienne pour les tumeurs du rectum complètent la cartographie afin d’évaluer l’extension locale et à distance.

Le dossier est présenté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire. L’équipe médicale Hartmann radiothérapie définit alors une stratégie sur mesure qui peut associer chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Pour un cancer du rectum, la qualité des images et du compte rendu endoscopique aide à choisir entre une radiothérapie préopératoire courte ou une radiothérapie avec chimiothérapie dite longue afin de réduire la tumeur et d’augmenter les chances de conservation sphinctérienne. L’expertise de l’Institut se traduit par une coordination rapide des examens, des délais maîtrisés et une planification qui anticipe déjà la suite du parcours.

Pendant la prise en charge coordination avec l’endoscopie

Lorsque la radiothérapie est indiquée, la planification s’appuie sur l’ensemble des données endoscopiques et d’imagerie pour dessiner la zone à traiter et protéger au mieux les organes voisins.

Les équipes de l’Institut suivent l’évolution clinique semaine après semaine et réévaluent le calendrier si des symptômes surviennent. Saignements, troubles du transit, rétrécissement du rectum. Une endoscopie de contrôle peut être organisée avec les gastroentérologues partenaires afin d’adapter le parcours sans retard et sans examen redondant.

Cette coordination serrée entre endoscopie, imagerie, chirurgie et radiothérapie permet de maintenir un traitement efficace, de limiter les effets secondaires et de sécuriser chaque étape jusqu’à l’intervention chirurgicale ou jusqu’au contrôle post thérapeutique lorsque la chirurgie n’est pas nécessaire.

Après le traitement surveillance par coloscopie

La surveillance comporte des coloscopies programmées selon le stade initial, la qualité de l’exérèse chirurgicale et les facteurs de risque individuels. L’examen vérifie la cicatrisation, dépiste d’éventuelles lésions métachrones et permet un traitement endoscopique précoce en cas d’anomalie. Les résultats sont partagés avec l’Institut Hartmann pour ajuster le suivi global et planifier les contrôles d’imagerie.

Comment se déroule une coloscopie ?

La coloscopie se déroule le plus souvent en ambulatoire. Une préparation colique est nécessaire la veille pour nettoyer l’intestin. Une sédation légère est fréquemment proposée afin d’améliorer le confort. L’examen est rapide et se termine par un court temps de repos avant un retour à domicile accompagné. Les risques sont rares mais possibles, notamment un saignement après polypectomie (ablation d’un polype) ou, exceptionnellement, une perforation. Le gastroentérologue explique les bénéfices attendus et les précautions à suivre. Les résultats de biopsie sont transmis dès réception pour finaliser le plan de traitement.

La coloscopie reste l’examen clé du diagnostic et de la surveillance du cancer colorectal, réalisée par le gastroentérologue. À l’Institut de radiothérapie et de radiochirurgie H Hartmann, nous intégrons ses résultats au bilan d’extension, discutons chaque dossier en RCP et planifions la radiothérapie lorsqu’elle est indiquée, en coordination étroite avec l’endoscopie, l’imagerie et la chirurgie. Cette organisation limite les délais, sécurise les décisions et maintient un parcours fluide avant, pendant et après le traitement.

Pour toute question sur l’enchaînement des examens, les indications de radiothérapie ou le calendrier de surveillance, l’équipe est disponible pour informer, orienter et adapter le protocole en fonction de la situation de chacun. L’objectif demeure constant. Soigner efficacement et garantir une prise en charge continue et lisible à chaque étape.

 

Vos questions relatives à la coloscopie

À quoi sert la coloscopie dans le cancer colorectal ?

La coloscopie sert à confirmer le diagnostic par biopsies, cartographier précisément la lésion, dépister d’éventuelles lésions associées et, si possible, retirer des polypes pour réduire le risque futur.

Faut-il une coloscopie avant une radiothérapie du rectum ?

Oui dans la très grande majorité des cas on réalise une coloscopie avant une radiothérapie du rectum. Elle précise la localisation, permet les biopsies et oriente l’imagerie et la stratégie préopératoire ou néoadjuvante.

À quelle fréquence faire une coloscopie après le traitement ?

Le calendrier dépend du stade initial, des gestes réalisés et des facteurs de risque. Il est fixé par le gastroentérologue et partagé avec l’Institut. Une première coloscopie de contrôle est souvent prévue à 1 an, puis adaptée.

La coloscopie est-elle douloureuse ?

Une coloscopie n'est pas douloureuse, car elle se fait le plus souvent sous sédation légère pour le confort. L’examen est court, suivi d’un temps de repos avant un retour à domicile accompagné.

Qui décide de l’ordre des traitements chirurgie chimio radiothérapie ?

La décision de l'ordre des traitement chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie est prise en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire. Les résultats d’endoscopie, d’anatomopathologie et d’imagerie sont croisés pour établir une stratégie personnalisée.

Dois-je arrêter la radiothérapie pour refaire une coloscopie ?

L’indication d’une endoscopie en cours de parcours de radiothérapie dépend des symptômes et des besoins de réévaluation. L’équipe coordonne l’examen afin d’éviter des retards inutiles.

Dr Hanène Boudabous

Les autres actualités

Cancer du poumon et cigarette électronique, point sur les études scientifiques récentes

Cancer du poumon et cigarette électronique, point sur les études scientifiques récentes

La cigarette électronique suscite des interrogations légitimes chez mes patients. Certains se demandent si le vapotage peut provoquer un cancer du poumon, d’autres cherchent à savoir si c’est une alternative acceptable à la cigarette classique. Ces questions méritent des réponses claires, fondées sur les données scientifiques disponibles, sans alarme excessive ni fausse réassurance.

10 recommandations validées par la science pour prévenir le cancer

10 recommandations validées par la science pour prévenir le cancer

En tant que médecin, les patients me demandent souvent « Que puis-je faire concrètement pour diminuer mon risque ? ».
Voici dix recommandations validées par la science et alignées sur les principales lignes directrices internationales pour prévenir le cancer au quotidien.

Polynucléaires neutrophiles et chimioradiothérapie

Polynucléaires neutrophiles et chimioradiothérapie

La chimioradiothérapie est un traitement combiné qui associe chimiothérapie et radiothérapie pour renforcer l’effet contre la tumeur. Cette stratégie améliore le contrôle de la maladie mais peut fragiliser temporairement les défenses immunitaires, en particulier les polynucléaires neutrophiles qui protègent des infections.

VOIR TOUTES LES ACTUALITÉS