A l’approche d’Octobre rose, le mois national de mobilisation contre le cancer du sein, nous avons souhaité sensibiliser les lectrices (et lecteurs) de notre magazine pour parler de la prévention du cancer du sein.
L’apparition d’un cancer du sein résulte de multiples facteurs. S’il n’est pas possible d’agir sur chacun d’entre eux, quelques habitudes simples permettent de diminuer le risque de cancer au quotidien en agissant sur notre mode de vie et notre environnement.
Privilégier une alimentation saine et équilibrée à base de fruits et légumes frais permet de réduire le risque de cancer. Il faut limiter la nourriture trop riche, trop grasse, ou trop sucrée contenue dans les produits industriels.
La pratique d’une activité sportive permet de booster notre système immunitaire et contribue à l’oxygénation des cellules. En association avec une alimentation équilibrée, elle permet de maintenir un poids de forme en limitant le surpoids et l’obésité, facteurs de risque d’apparition du cancer du sein. Il est recommandé de pratiquer du sport environ 30 minutes, 5 fois par semaine. Cela peut être de la marche rapide, du yoga, de la natation, du running… L’essentiel est de faire travailler le système cardiovasculaire.
Le tabagisme régulier est un facteur de risque d’apparition des cancers. Le tabagisme passif augmente lui aussi les risques du cancer du sein. L’arrêt du tabac est indispensable de diminuer le risque de pathologies pour vous et votre entourage.
L’éthanol contenu dans l’alcool augmente le risque de voir apparaître une tumeur maligne. C’est également le cas dans le cancer du sein. Selon l’INCa, environ 17 % des cancers du sein seraient étroitement liés à la consommation éthylique. Par ailleurs, on sait que l’alcool augmente le risque de cancer dès deux verres par jour. La prudence est donc de mise.
Selon certaines études, il y aurait un lien étroit entre la vitamine D présente dans le sang et le risque de survenue d’un cancer du sein. Afin de veiller au bon maintien d’un taux de vitamine D satisfaisant, il est recommandé de s’exposer environ un quart d’heure par jour à la lumière naturelle, principale source de vitamine D. On peut également la retrouver en petite quantité dans certains aliments, comme les poissons gras.
Certains produits contenus dans nos cosmétiques ou produits ménagers contiennent des perturbateurs endocriniens pouvant entraîner des maladies et possiblement, augmenter le risque de cancer du sein. Leur implication est encore difficile à mesurer, mais il est toutefois recommandé de prendre des précautions.
Par ailleurs, les récipients et bouteilles en plastique que l’on utilise dans nos cuisines contiennent des résidus chimiques, notamment le Bisphénol A, qui serait dangereux pour la santé. Il est conseillé de vérifier les étiquettes avant l’achat de boite de conservation en plastique ou de biberons. Dans la mesure du possible, privilégiez plutôt les contenants en verre.
On sait que certains facteurs de risque gynécologiques sont étroitement liés au cancer du sein. L’âge de la première grossesse en fait partie. Les femmes qui ont un enfant après 30 ans, ou les femmes qui n’ont pas d’enfants ont plus de chances d’être touchées par le cancer du sein. En revanche, l’allaitement pour une durée de plus de 6 mois serait un facteur protecteur.
Le Traitement Hormonal Substitutif (THS) de la ménopause peut également être un facteur de risque des tumeurs mammaires. Le risque est augmenté avec la durée de prise du traitement. Avant de prescrire ce traitement, les équipes médicales s’assurent des bénéfices et des risques que cela peut impliquer pour chaque patiente, en fonction de son historique personnel et médical.
Pour rester en bonne santé, d’autres éléments seraient à prendre en considération :
Si certains facteurs ne sont pas modifiables (comme l’hérédité), il est toutefois possible d’agir au quotidien grâce à de petits gestes simples afin de réduire les chances de développer un cancer du sein.
Le cancer de l’œsophage désigne une tumeur maligne qui touche les cellules situées dans l’œsophage,…